220+
équipements ferroviaires dans le parc maintenu10 000 €
coût d’un déplacement évitable~100
interventions par mois en pic d’activitéComment une filiale de VINCI Construction structure la maintenance de 220 machines ferroviaires et évite des déplacements à 10 000 € pièce
Le contexte
ETF (Européenne de Travaux Ferroviaires), filiale ferroviaire de VINCI Construction, est un acteur majeur de la construction et de la maintenance d’infrastructures ferroviaires en France et à l’international. L’entreprise opère sur tous types de réseaux : lignes à grande vitesse, lignes régionales, réseaux urbains (tramways, métros), sites portuaires et industriels.
Le parc machine compte plus de 220 engins spécialisés : bourreuses, régaleuses, stabilisateurs, locomotives, wagons spécialisés et trains de travaux. Des équipements lourds, critiques, dont l’immobilisation a un impact direct sur les chantiers. L’équipe SAV assure la maintenance supérieure annuelle, couvrant les interventions préventives et correctives sur l’ensemble du parc.
Avant Kolus
Les remontées de pannes et de besoins de maintenance transitaient par des groupes WhatsApp, des appels et des emails. L’information circulait, mais sans structure : aucun ticket formalisé, aucun historique consultable par machine, aucun moyen de capitaliser sur les dépannages réalisés pour éviter de reproduire les mêmes erreurs.
La GMAO Corim couvrait le suivi des interventions planifiées, mais pas les remontées terrain en temps réel. Quand un conducteur signalait un problème, l’information passait de groupe WhatsApp en appel téléphonique sans traçabilité. Et quand un technicien se déplaçait sur site, il arrivait parfois que le problème ne justifie pas le déplacement : une mauvaise manipulation, un défaut de formation du conducteur. Un scénario récurrent, avec un coût estimé à 10 000 € par déplacement inutile, en comptant l’immobilisation de la machine, le technicien mobilisé, l’impact chantier et la location éventuelle d’un engin de remplacement.
Le vrai problème : l’impossibilité de capitaliser sur le retour d’expérience. Chaque dépannage réussi restait dans la tête du technicien qui l’avait réalisé. La même panne, sur le même type de machine, pouvait donner lieu à un nouveau déplacement quelques semaines plus tard, faute de documentation structurée.
Ce qui a changé
ETF a déployé Kolus pour structurer l’ensemble de la chaîne de remontée et de traitement des demandes de maintenance, en complément de la GMAO Corim qui continue de gérer la planification des interventions.
Le ticketing structuré par type de machine. Chaque demande de maintenance est rattachée à un type de matériel, un engin identifié, un site. Les tickets sont catégorisés et centralisés, là où tout passait par des canaux dispersés. L’équipe retrouve en quelques clics l’historique complet des problématiques rencontrées sur une machine ou une famille d’engins. Ce que Yohan, responsable du service, résume simplement : retrouver l’information sur les problèmes déjà rencontrés est devenu « beaucoup plus fluide » qu’avec la GMAO seule.
L’ERP intégré pour rattacher chaque machine aux bonnes personnes. Kolus permet d’associer chaque engin à son entité, son site, ses interlocuteurs. Un lien que la GMAO ne faisait pas, et qui permet d’orienter chaque demande vers le bon technicien sans passer par un standard ou un groupe WhatsApp.
La capitalisation sur le retour d’expérience. Chaque dépannage documenté dans Kolus enrichit la base de connaissances. Quand une problématique récurrente est identifiée sur un type de machine, l’alerte remonte automatiquement. L’objectif : transformer chaque intervention en apprentissage pour éviter les déplacements inutiles sur les mêmes causes.
L’application technicien pour le terrain. Les techniciens itinérants utilisent l’application mobile Kolus pour documenter leurs interventions directement sur site : constats, photos, actions menées. L’information remonte en temps réel vers l’équipe sédentaire, sans attendre un compte-rendu par email ou WhatsApp en fin de journée.

L’enjeu clé : éviter les déplacements qui n’ont pas lieu d’être
Dans le ferroviaire, un déplacement inutile ne coûte pas seulement le trajet d’un technicien. C’est une machine immobilisée qui ne sort pas sur le chantier, un planning décalé, potentiellement un engin de remplacement à louer. À 10 000 € le déplacement évitable, quelques interventions évitées par mois suffisent à rentabiliser l’outil.
Avec Kolus, l’équipe SAV peut qualifier la demande avant de décider du déplacement : consulter l’historique de la machine, vérifier si le problème a déjà été rencontré et résolu, et guider le conducteur à distance via la visio-assistance pour éliminer les erreurs de manipulation. Un filtre structuré entre la remontée terrain et l’envoi d’un technicien sur site.
Résultats
Et demain
ETF prépare le déploiement de parcours d’assistance accessibles via QR codes directement sur les machines. L’objectif : permettre aux conducteurs de signaler un problème, de consulter les procédures de dépannage et de créer un ticket structuré directement depuis l’engin, y compris sur les chantiers de nuit. Un canal de remontée qui complète la hotline existante et structure ce qui passait jusqu’ici par des appels ou des messages non tracés.
« Le dépannage rapide et la réactivité, ça n’a pas de prix. Pour nous et pour nos clients. Quand on arrive à éviter un déplacement inutile, c’est une machine qui repart sur le chantier au lieu de rester immobilisée. »
YOHAN
Responsable MAINTENANCE